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Le team Ganassi a confirmé le renvoi de Juan-Pablo Montoya à la fin de la saison 2013. Après 7 saisons, le colombien quittera donc son écurie fétiche, avec laquelle il a gagné le championnat CART 1999 et l’Indy 500 en 2000. Une décision à la fois rageante – Juan connaît un regain de forme cette saison en dépit d’un classement au championnat médiocre- et compréhensible, car le bilan est assez maigre, avec deux victoires en plus de 240 départs et une seule qualification au Chase.

Pour autant, ce renvoi ne signifie pas la fin de carrière du champion colombien. Plusieurs options se présentent : 

NASCAR : certaines places peuvent se libérer (Kurt Busch est sans contrat pour l’instant, Childress devrait aligner une 4e voiture…) mais les probabilités pour qu’il continue en Nascar sont maigres. Son bilan – sans être mauvais – n’est pas non plus très flatteur (22 top 5 seulement) et la discipline reste quand même très yankee. Même si le marché hispanique n’est pas à négliger pour les sponsors, la côte de JP en NASCAR n’est sans doute pas au beau fixe.

INDYCAR : cette option n’est pas à écarter, d’autant plus que Montoya s’est montré ouvert à un retour en monoplaces. Reste à savoir avec qui : les liens avec Ganassi ne sont pas totalement rompus et si un Franchitti venait à partir (l’écossais a 40 ans), Montoya pourrait bien y revenir. D’autres équipes comme Andretti Autosport pourraient aussi lui offrir un volant compétitif. Mais il y aurait des interrogations : Montoya n’a plus couru en monoplace depuis son départ en queue de poisson de la F1 en 2006 et il n’a plus vraiment la « ligne » d’un pilote de monoplace. N’empêche que cette éventualité ravirait les fans qui n’ont pas oublié ses exploits en CART.

F1 :  Même si elle fait rêver et saliver les plus fous de ses admirateurs, il n’y a aucune chance de voir un come-back de Montoya en  F1. Le principal intéressé a déjà décliné plusieurs fois l’idée et envoyé une fin de non-recevoir, y compris à Ecclestone qui l’a approché, mais sa première expérience F1 ne doit pas nous faire oublier certaines choses :

-         d’abord que Montoya ne s’est jamais vraiment fondu dans le moule de la F1 et qu’il préfère de loin l’ambiance plus décontractée des sports mécaniques à la sauce américaine.

-         Montoya est un pilote d’instinct, qui n’est pas adepte des séances de réglages et de mises au point très techniques indispensables pour réussir en F1.

-         Sa réputation n’est pas au top : la « nonchalance » qu’on lui a reproché à l’époque et l’échec de son aventure chez Mclaren ont laissé des traces.

-         Il y a aussi le temps qui s’est écoulé depuis : voilà 7 ans que Monty a quitté la F1 Circus. Le retour très moyen de Schumacher a démontré qu’il était difficile de revenir après une longue absence car la F1 a complètement changé. La réadaptation serait sans doute trop dure. Et comme on l’a déjà dit, Monty n’aime pas la F1 telle qu’elle est aujourd’hui.

ENDURANCE : Voilà sans doute la discipline où la carrière de Montoya a le plus de chances de rebondir. Monty a déjà fait ses preuves, en remportant à 3 reprises les 24h de Daytona. Il est rapide- ça on le sait- mais aussi endurant et fiable, ce que son passage en F1 n’avait pas forcément laissé transparaître. On sait aussi que l’Endurance aux USA connaîtra en 2014 un tournant historique important, avec la fusion du GrandAm et de l’ALMS. Le nouveau championnat Sportscar américain promet donc d’être spectaculaire et très riche. ON sait aussi que de nouveaux constructeurs sont en approche, comme Porsche. Le colombien pourrait donc bel et bien poursuivre dans cette voie.